Inspecteur Kurokôchi T01
de Takashi Nagasaki, Kôji Kôno (Dessin)

critiqué par Antihuman, le 10 avril 2015
(Paris - 41 ans)


La note:  étoiles
8, 50 euros et pas un cent de plus
Comme quoi il n'y a aucun besoin de dépenser des centaines de livres-sterling pour avoir une bonne détente intelligente qui nous plaque au visage une réalité non-fantasmée, avec des infos qui remettent les pendules à l'heure...

Sous prétexte d'un manga gentillet les auteurs de cette BD en profitent pour pénétrer un milieu qui est rarement décrit avec justesse, puisqu'il faut bien en général faire rêver le bon peuple dans ces oeuvres grand-public réalisées avec force $'s (et sans parler de Hollywood qui s'adapte à la tendance la plupart du temps.) Là, c'est tout le contraire, Nagasaki et Kôno dissimulent parmi l'intrigue de ces bombes narratives à fragmentation qui font qu'on tourne toujours la 2nde page en se demandant quel va en être l'issue !

D'autant plus que comme le sujet concernant la pédophilie et les histoires de gros sous - eh oui, la caste riche, très riche, peut très bien être parfois tout à fait glauque comme le bas-peuple - ne fait pas dans la dentelle de lingerie, on ne peut que se sentir happé par Inspecteur Kurokôchi, qui navigue en permanence entre "Miami Vice" et "L'Année du Dragon". Enfin je pense que les fans de Michael Mann apprécieront également ce récit d'abord basé sur la traque d'un ripoux.

Croyez-moi ce manga est juste fondamental de A à Z, on se croirait au cinéma dans un bon film au fil de sa lecture et de plus le ton y est plutôt méchant sinon totalement explosif. Que désirer de plus ?